dimanche 4 mai 2014

Bébé chien s'en vient

La prise de décisions rapides est un art que je ne maîtrise pas. Les analyses interminables, les consultations exhaustives de mon entourage, les observations prolongées, les expérimentations diverses font partie de mon long processus vers la décision finale. C’est ben long.

L’une des décisions importantes que j’aie prises récemment est le résultats de deux grosses années de réflexion. Elle concerne l'adoption de mon prochain chien. J’ai toujours voulu un border collie, mais j’ai quand même fait des recherches sur d’autres races : dalmatiens, whippets, vizslas, épagneuls bretons, irish setters et bergers australiens. Mais chaque fois, je revenais au border collie. Je suis certaine que c’est la race parfaite pour moi.

Voici pourquoi je veux un border collie :
  •  Ils sont souples et agiles comme des chats
  • Ils sont intenses et aiment travailler
  • Ils ont de beaux potentiels athlétiques à développer
  • Ils sont sensibles
  • Ils ont souvent été moins touchés que d’autres races par de weirds jeux génétiques
  • Ils ont une assez longue espérance de vie pour leur grosseur.
  • Ils ne se font pas couper la queue
  • Ils tolèrent bien les températures hivernales, la pluie, les intempéries
  • Ils peuvent être entraînés assez facilement à faire de la randonnée sans laisse
  • Ils sont généralement très beaux
  • Toutes les interactions que j’ai eues jusqu’à ce jour avec des borders collies m’ont ravie.

Or, beaucoup de gens m’ont déconseillé d’avoir un border collie. Apparemment, je suis trop douce, ou je ne sais pas trop. J’avoue que j’aimerais beaucoup plaire à tout le monde, mais je suis surtout incroyablement têtue, et au bout du compte, je n’écoute toujours que moi. Je suis consciente que ce sera sûrement beaucoup plus difficile d'entraîner un border que ça ne l'a été d'entraîner Oslo. Je suis toutefois plus que prête à relever le défi! Ça prendra le temps que ça prendra.

Ça n’a pas été facile non plus de choisir un éleveur. J’avais trois éleveurs en tête : Creekside à Sherbrooke, Ewenique en Ontario (ça se prononce « unique » en anglais) et la Bergerie de Falco. Pour moi c’était important de faire affaire avec un éleveur consciencieux qui accouple des chiens ayant fait leurs preuves sur troupeaux (étant donné que c’est la vocation première d’un border) et ayant un beau tempérament. J’ai finalement choisi Ewenique parce que j’ai eu un méga coup de foudre pour Nan (la maman des chiots), parce que j’adore Nathalie (l’éleveur) et aussi parce que le timing était parfait pour moi. Et j’avoue, j’ai un gros faible pour les borders collies à poil court. J’aime aussi le fait que je peux aller voir les chiots souvent puisqu’ils ne sont pas loin de chez nous. Et nous pourrons aller faire du herding à cet endroit aussi quand le moment sera venu.

Deux des sept petits. Tous des mâles!

Nan avec ses chiots. Elle est très douce et patiente avec ses petits. Elle est drôlement placée là-dessus, mais c'est parce qu'elle était en train de se déplacer.


En tout cas, j’ai de beaux plans pour mon prochain chien. Je veux en faire un grand athlète et, idéalement, un athlète polyvalent. Je vais l’entraîner dans tous les sports suivants :
  • Agilité
  • Canicross
  • Freestyle
  • Obéissance
  • Frisbee
  • Dock diving
  • Travail sur troupeau de moutons

La randonnée pédestre occupera aussi beaucoup de place j’espère.

J’aurai bébé chien à la mi-juin, et il commencera le cours de maternelle dès la fin juin. Je trouve ça super important les cours de groupe. Il va faire beaucoup de cours d’obéissance au début. Et je vais l’amener dans toutes les compétitions d’agilité, toutes les réunions familiales, et je vais l’exposer à tout plein de situations. Tout l’été, l’accent sera mis sur la socialisation.

Cet automne, j’espère commencer le cours de fondation en agilité. Nous ferons aussi de petites randonnées. Peut-être allons-nous aussi faire des cours de freestyle.

Pour le canicross, on commencera très graduellement la course. Au début, ce sera seulement de la course en liberté pendant que je fais du jogging (dans les sentiers de Guides canins probablement). Et vers 10 mois, je commencerai un peu de travail très léger et court avec le harnais. Ce n’est qu’à un an que nous commencerons le canicross pour vrai.

Nous essaierons le frisbee et le dock diving seulement l’été prochain (2015).

J’ai tant de projets que j’ai parfois peur d’épuiser le pauvre nouveau papoute! Mais ne vous inquiétez pas là! Je ferai très attention pour ne pas surcharger ses articulations pendant sa croissance.

Bon, j’inscris mon chiot tout de suite à la maternelle chez Guides canins : http://guidescanins.com/fr/cour/cour.html. On commencera fin juin-début juillet!

Je lui cherche un nom là. Il a déjà une grosse place dans mon cœur.

vendredi 24 janvier 2014

L'éducation de William - Programme accéléré de 8 semaines!

Ce billet sera probablement un peu ennuyeux. Je l'écris surtout pour me souvenir de ce que j'ai travaillé avec William. C'est un peu le mode d'emploi du ti-poute! Je l'ai d'ailleurs transmis au monsieur qui adopte William. Il était très content d'avoir toute cette information. Il est très ouvert d'esprit et aime les méthodes douces alors ça lui a plu.

*** Je mets un avertissement ici, car je sais que ce genre de billet m'attire souvent des commentaires haineux. Je crois énormément au renforcement positif et aux récompenses. Oui, je paye le chien à profusion. J'évite tout ce que je considère négatif et violent. Je sais qu'il existe d'autres méthodes, mais moi je préfère suivre mes valeurs et éviter TOUTE forme de violence. Je suis consciente que je n'ai encore qu'une mince expérience avec les chiens. J'ai utilisé mes connaissances actuelles et j'ai obtenu de précieux conseils d'amies plus expérimentées que moi (je remercierai bientôt les nombreuses personnes qui m'ont aidée d'une façon ou d'une autre avec William dans un prochain billet).

À son arrivée chez nous, William avait les problèmes suivants :
1-  Protection de la nourriture et des jouets (il ne me laissait pas approcher quand il mangeait ou avait un jouet et il grognait).
2-  Mordillage incessant de mes mains, de mes vêtements, de la face de mon chien Oslo, des couvertures, des cousins, des meubles et de tout ce qu’il pouvait trouver.
3-  Sauts sur les gens de manière très exubérante
4-  Hyperactivité/incapacité de se calmer : il pouvait passer des heures à aller et venir dans la maison sans jamais se coucher
5-  Jappements à tous les bruits
6-  Jappements et grognements de peur devant à peu près tout : chiens, gens, enfants, bornes fontaines, décorations de Noël, etc.
7-  Intolérance à être touché : ça le rendait très nerveux. Il se défendait en mordillant et en gigotant énormément, ou en faisant des signaux d’apaisement comme se coucher sur le côté, bailler, se lécher les babines, se raidir
8-  Connaissance d’aucune des commandements de base. Il ne savait rien.
9-  N’était pas propre dans la maison
10- Mordillage de la laisse et traction en laisse
11- Fracture du deuxième doigt de la patte arrière droite qui a exigé un repos de sept semaines


Les solutions qui ont fonctionné avec William ont été les suivantes :

1-  Protection de la nourriture et de jouets :
  •        Apporter quelque chose de merveilleusement bon dans son bol pendant qu’il mange. Il a vite compris que je n’étais pas une menace. Il me laisse maintenant approcher de son bol sans problème. Je peux mettre ma main dans son bol et même prendre son bol pendant qu’il mange. Mais je continue de déposer quelque chose qu’il aime beaucoup dedans pour renforcer le bon comportement.
  •       Pour les jouets, le travail avec corde à tirer (tug) a beaucoup aidé. Je lui ai appris à attendre en position assise que je dise « ok » avant qu’il puisse prendre le jouet. Ensuite, je joue quelques minutes avec lui en tirant sur la corde. J’ai aussi pratiqué le « donne ». Au début, je lançais des croquettes par terre en même temps que je disais « donne » pour qu’il comprenne. Maintenant, il donne volontiers. Il est aussi maintenant capable de ramener un jouet (balle ou autre) que je lui lance et de me la donner spontanément (car il a très hâte que je lui relance le jouet – ce chien sera un excellent rapporteur!)

2-  Mordillage
  • Il y aura encore beaucoup de travail à faire sur ce plan. On n’a pas pu travailler cela autant que je voulais parce que William a dû porter une muselière très souvent pour ne pas qu’il déchire son bandage. Mais il y a eu quand même beaucoup d’amélioration.
  • Quand il mordille les couvertures ou le divan, je lui tends un jouet et je joue un peu avec lui pour qu’il ait envie de jouer avec le jouet. Il aime aussi beaucoup gruger. Quand je lui donne un bois de cerf à gruger, il peut passer une bonne heure là-dessus et ça le calme énormément.
  • Pour le mordillage des vêtements, ça arrive surtout quand on va marcher. Heureusement, maintenant il a un excellent « assis ». J’ai juste à lui dire « assis » et « touche pas », et il se calme. Il comprend bien ces commandes-là.
  • Commande « touche pas » : je lui demande de s’asseoir, je lui dis « touche pas » et je fais aller quelque chose devant ses yeux (mon foulard, la laisse, etc.) et il est super bon. Je le récompense encore beaucoup pour ça, car il trouve ça parfois encore difficile.

3-  Sauts sur le gens
  • Ce problème a diminué énormément. Pour régler ça, je l’ai fait pratiquer à se calmer sur demande. Je joue de manière très excitée avec lui, puis je cesse brusquement en lui demandant un « assis ». Il s’exécute aussitôt. Je récompense encore beaucoup ça aussi.

4-  Hyperactivité/incapacité de se calmer
  • Très grande amélioration, surtout depuis qu’il a le droit de prendre des marches et de courir!
  • Quand il était au repos, ce qui le calmait le plus, c’était les exercices d’obéissance. Je prends une poignée de gâteries que je mets dans mes poches (cachées). Je lui demande des « assis », « coucher », « debout », « reste », « viens », « salut », « aux pieds », « tourne », « recule », etc. C’est un chien qui a clairement besoin d’être stimulé mentalement et ce genre d’exercice l’aide beaucoup à se calmer. Je lui montrais aussi des nouvelles choses régulièrement. En ce moment, nous travaillons sur « fait le beau ».
  • Jouer à chercher un jouet caché ou des croquettes cachées un peu partout sur un étage. Je lui demande un « assis-reste » (il est super bon pour rester, même si je suis en train de cacher des croquettes partout devant lui), et quand je dis « ok », il a le droit de commencer à chercher. Ce jeu fait travailler beaucoup son flair et il adore ça! J’ai joué aussi à cacher des jouets ou des croquettes dans la neige dans la cour.
  • Quand il est incapable de se calmer, je lui disais simplement « cage » et il entre dans sa cage. En général, il s’endort vite dans sa cage. Jusqu’à récemment, je lui mettais aussi toujours sa muselière (avec du beurre d’arachide dedans), et il s’endormait en tétant le beurre d'arachide comme un bébé avec sa suce. Il a tendance à s’endormir vite aussi avec son cône, car il ne peut rien mordiller. Il n’a donc pas le choix de dormir…
  • Le jeu du « touche pas » a eu des effets fantastiques. Je prends une croquette dans mes mains et la met devant son nez et je dis « touche pas ». Après 5 à 10 secondes, je dis « ok » et il prend la croquette. Parfois, je lance la croquette par terre, ou je la dépose sur ses pattes pendant qu’il est couché et je dis « touche pas ». Encore une fois, quand je dis « ok », il a le droit d’aller la chercher. Ce jeu le calme fabuleusement.

5-  Jappements quand il entend des bruits
  • Au début, William jappait très fort et assez longtemps quand il entendait un bruit suspect. Mais maintenant, il est plus détendu alors ça arrive moins souvent. J’ai commencé à lui apprendre les commandes « jappe » et « shhhhh », et ça semble avoir beaucoup aidé.

6-  Jappements/grognements devant des objets suspects/des inconnus
  • Je l’ai socialisé graduellement dans différents environnements. Les cours d’obéissance ont énormément aidé parce qu’il était en contact avec pleins de chiens et plein de gens différents dans ces cours-là. Je l’ai aussi amené marcher à différents endroits. Ce comportement a beaucoup diminué et n'est plus vraiment dérangeant.

7-  Intolérance à être touché
  • Énorme amélioration sur ce plan. J’y suis allée graduellement (avec beaucoup de récompenses) pour qu’il apprenne à se laisser toucher. Maintenant, il accepte de se laisser couper les griffes. Pour moi c’est très important de garder les griffes le plus court possible pour éviter les problèmes articulaires que peuvent causer les griffes trop longues. Je coupe toujours les griffes au moins une fois par semaine. Dans le cas de William, c’était presque tous les jours (juste un petit peu à la fois) pour qu’il s’habitue.
  • Le cours d’obéissance a beaucoup aidé aussi, parce que dans ce cours, les chiens apprennent à garder une position « reste » pendant que nous, un moniteur ou un autre élève vient le flatter ou lui inspecter les oreillers, les dents, etc. (simulation de visite chez le vétérinaire).

8-  Connaissance des commandes de base
  • Travail d’obéissance avec beaucoup de récompenses et augmentation graduelle du niveau de difficulté pour le garder stimulé!

9-  Propreté dans la maison
  • Au début, William avait tendance à s’échapper dans la maison, mais ça s’est réglé complètement en deux semaines. Je le sortais aux deux heures au début, mais maintenant, il est parfaitement propre.

10-  Mordillage de la laisse et traction en laisse
  • Il mordille beaucoup moins la laisse (je vous jure que c'était fou raide, OMG!), mais il tire encore pas mal. Je suis tout de même contente de l'amélioration qu'il y a eu. Ce qui fonctionne c’est de faire tranquillement toutes les étapes avant de sortir : assis-reste, se laisser mettre le collier et la laisse sans mordiller, me laisser m’habiller sans me sauter dessus ni me mordiller, attendre tranquillement que j’ouvre la porte, attendre tranquillement que je barre la porte et partir à marcher doucement. Au début, je prenais juste de très courtes marches, et je le récompensais chaque fois qu’il me regardait. On a aussi beaucoup pratiqué la marche sans tirer dans le cours d’obéissance. Il était super bon à la fin, mais c'est sûr que c'est plus facile dans un environnement contrôlé comme un cours! 
11- Fracture nécessitant un repos 
  • Ce fut de loin le problème qui m'a causé les plus grands problèmes. J'ai trouvé ça très difficile d'être privée de mon principal outil d'éducation qui consiste à fatiguer le chien! J'ai donc dû apprendre de nouvelles tactiques : beaucoup plus d'obéissance, d'exercices avec clicker, de jeux de recherche d'objets ou de croquettes, etc. Les kongs au beurre d'arachide et les divers jouets et os à gruger m'ont aussi été d'un grand secours. Je crois que tout ça m'a aidé à enseigner la « switch off » à William. Il n'en sera qu'un meilleur chien au bout du compte!


Les méthodes d’entraînement que j’ai utilisées sont basées sur les principes suivants :
  • Le chien doit toujours travailler pour avoir le droit à des récompenses ou à ses repas. Je demande toujours quelque chose, ne serait-ce qu’un « assis-reste » avant de donner une récompense ou de la nourriture.
  • Je ne fais jamais le travail à la place du chien. Je vois souvent des gens peser sur les chiens pour les faire asseoir et c’est vraiment contreproductif et très frustrant pour le chien. Quand le chien n’écoute pas sur le champ, je leurre un peu plus avec la bouffe (par exemple, bouffe près du nez avec mouvement vers le haut pour le faire asseoir) et je récompense peu ou pas. J'attends la prochaine réussite pour récompenser à profusion!
  • J’évite de dire « non » sans arrêt. Quand un chien fait quelque chose que je ne veux pas, je lui dis plutôt ce que je veux qu’il fasse (p. ex., « assis », « va sur ton tapis », « coucher » ou je lui présente un objet qu’il a le droit de mordiller).
  • En général, je fais faire énormément d’exercice tous les jours aux chiens. Malheureusement, ça n’a pas été possible avec William. Je suis certaine que l’exercice l’aidera à être un chien beaucoup plus facile et qu’il aura beaucoup moins besoin de mordiller et de sauter partout!
  • En gros, je suis à la recherche des bons comportements. Quand le chien, fais des niaiseries, j'ignore ou je redirige son attention. Mais ce que je fais surtout, c'est attendre les bons comportements pour pouvoir récompenser. Je trouve ça très efficace et très gratifiant comme méthode.

lundi 23 décembre 2013

Processus enclenché

Le processus de recherche d’une famille permanente pour William est commencé. Ma généreuse amie, Christine Gardner, a offert de prendre des photos professionnelles de lui pour qu’il soit mis en valeur sur le site d’adoption. Nous avons fait ça aujourd’hui et j’aurai les photos dans quelques jours. Il a si bien fait ça, mon beau William.

Bien sûr, j’ai le cœur gros. Depuis son arrivée chez nous il y a trois semaines, je n’ai pas ménagé mes efforts pour lui apprendre tout ce que je pouvais. Je lui ai donné tout mon amour aussi, sans aucune retenue. Je m’expose à de grands déchirements, je le sais. Mais je ne connais pas d’autre manière d’entrer en relation avec un chien. Je donne tout et c’est tout.

J’ai élevé William avec le plus de gentillesse possible. Plus je suis calme, douce et patiente, plus il écoute. Il y a eu des hauts et des bas. Mais maintenant, les hauts sont de plus en plus fréquents. Oh! il lui arrive encore d’aller chercher une de mes bottes dans l’entrée, mais au lieu de se sauver avec, il vient me la porter directement et me la donne presque spontanément. Ce chien est très exubérant, mais son âme est tellement, tellement douce.

Je pense que tout l’amour que je lui donne restera en lui toujours. J’ose croire que ça l’aidera à vivre heureux, que ça lui donnera de la force.

Bientôt je choisirai sa famille pour la vie. Cette famille, j’espère qu’elle saura chérir comme il se doit l’immense cadeau qu’elle recevra.


William, tu es un très grand chien mon ti-pou. Sois fort, sois sage, sois toi.




Ça doit faire du bien du moelleux après deux mois dans un refuge!

Au début, il fallait absolument apporter un tug pendant nos marches pour rediriger le mordillage. Maintenant c'est mieux.




Début de marche au pied... Il y a de l'amélioration tous les jours.


William est très affectueux.

mercredi 11 décembre 2013

William

Je rêvais d’aider un chien en difficulté au moins une fois dans ma vie. Je pensais sincèrement de ne jamais en trouver le courage, mais la vie m’a carrément poussée vers William. Oh que je me suis sentie bousculée! Mais je crois que le jeu en vaudra la chandelle.

Voici comment tout a commencé. Une amie m’a informée du fait qu’un chiot « border collie mix » de la SPCA de Montréal avait un urgent besoin d’une famille d’accueil. Il était là depuis un mois et ne pouvait être mis en adoption à cause d’une excitation extrême et de problèmes de comportement. Je me suis dit : « voilà l’occasion de me pratiquer à avoir un border collie très énergique à la maison en attendant mon puppy ». J’ai donc accepté de le prendre et j’étais prête à affronter le défi. Mais il y avait malheureusement eu erreur de communication. Un refuge avait décidé de le prendre en charge. J’ai été déçue, mais soulagée. Après tout, elle est si agréable ma petite vie tranquille! Trois jours plus tard, revirement de situation! On a communiqué avec moi de nouveau pour me dire que ce n’était pas ce chien-là que le refuge était venu chercher. Le petit pou trop énergique était encore dans sa cage à la SPCA. J’y ai vu un signe qu’il était destiné à venir en foyer d’accueil chez nous. Sans hésiter, j’ai répondu que j’allais aller le chercher le lendemain.

Je me suis présentée à la SPCA avec Oslo vers midi. J’avais convenu avec la personne responsable de la SPCA que nous allions aller faire une promenade pour qu’Oslo et mon futur pensionnaire puissent faire connaissance en terrain neutre. Quand j’ai vu le chien, je l’avoue, j’ai été très déçue! C’était plus un labrador ou un genre de terrier ce chien, pas un border comme je voulais! On est allés marcher avec ce kangourou-piranha qui ne faisait que foncer dans Oslo en lui mordillant la face et sauter partout en agrippant tout ce qu’il pouvait avec ses dents. J’étais pas mal impressionnée par cette incontrôlable petite bête. J’avais le goût de pleurer un peu aussi parce que je ne voulais pas l’amener chez moi. Ce n’était pas du tout le genre de chien que j’avais imaginé. À la fin de la marche, j’ai fini par exprimer mon désarroi : « Mais ce n’est pas un border collie ce chien, c’est un terrier. Je ne veux pas un terrier. » La responsable a eu l’air déçue. Et je voyais bien que ce pauvre chien allait dépérir s’il restait dans sa cage à la SPCA. J’ai fini par dire avec une détermination un peu feinte : « Bon je suis ici là, alors je vais le prendre. Je vais faire tout ce que je peux pour ce chien. Je vais l’entraîner de mon mieux. » Je suis donc allée remplir les papiers de famille d’accueil. J’ai appris par la même occasion que le chien était à la SPCA depuis un mois, et qu’avant ça il avait été « un bout de temps » au refuge AMR sur la Rive-Sud. Il avait donc perdu des mois importants de développement en cage. Nous sommes redescendus chercher le chien. Il est monté dans mon auto, s’est assis, et là, j’ai bien vu sa petite face. C’est une petite face qui avait besoin de moi. Une petite face que je n'oublierai jamais.



Dans l’auto, il était relativement tranquille. Fiou! Un point positif! C’est à ce moment que j’ai décidé de l’appeler William pour lui donner un peu de dignité et de noblesse. Compte tenu du peu d’exercice qu’il avait fait au cours des derniers mois, je me suis dit qu’il serait bon que William aille se défouler un peu avant d’entrer dans la maison. Nous nous sommes donc arrêtés au parc à chien de Kirkland, un parc clôturé immense où il n’y a jamais personne. Parfait pour une première sortie! Après deux minutes de course dans le parc, William s’est mis à boiter. Là le sourire m’est tombé de la face pas à peu près. J’entrevoyais déjà les difficultés que poserait le fait d’avoir un chien extrêmement excité chez nous à garder au repos. Noooooooooon! 

Dès son arrivée à la maison, William s'est mis à être pas mal insupportable avec Oslo, qui ne s’est pas gêné pour le remettre brutalement à sa place, avec succès. William a appris rapidement la politesse! William avait aussi de la misère à marcher sur mon plancher. Il glissait constamment et faisait la split, ce qui semblait aggraver sa douleur à la patte. Je trouvais ça bien inquiétant. Il avait le tonus musculaire d’un chiot beaucoup plus jeune. Il était mou.

Le lendemain matin, William boitait toujours, quoique un peu moins. Il avait aussi un œil tout boursouflé comme s’il avait été battu! Ben voyons! Ça allait donc bien mal! Mon amie Tammy est venue à la maison le matin même et m’a beaucoup rassurée. Une chance qu’elle est venue parce que j’étais complètement dépassée par les événements. J’ai recommencé à respirer et j’ai décidé de surveiller l’évolution de l’état de William avant de me précipiter chez le vétérinaire. L’enflure à l’œil a complètement disparu en l'espace de deux heures. Je n’ai jamais su ce qui s’était passé. Mais la boiterie était toujours aussi présente. J’ai quand même amené William tout seul avec moi au parc pour qu’il puisse goûter à un peu de liberté. Il avait l’air si heureux. C’était une nouvelle vie qui commençait pour lui.

Une nouvelle vie qui commence

Le surlendemain, comme la boiterie ne cédait pas, je me suis résignée à aller chez le vétérinaire. Oh boy! Ce n’était pas Oslo ce chien. Il jappait, il hurlait, il sautait, il tirait, il mordillait. Pas facile. Mais j’avais apporté mon clicker et des gâteries et il s’est calmé vite avec du renforcement positif. Il s’est ensuite laissé manipuler assez gentiment par la vétérinaire et les techniciennes. La vétérinaire a observé une enflure au pied et craignait une fracture. Il a donc fallu faire des radiographies, et effectivement, fracture du premier métatarse en cours de consolidation qui datait probablement de plusieurs semaines. Ils lui ont mis une attelle maintenue en place par un bandage à garder pendant au moins trois semaines. Prescription : pas de course, pas de saut, pas de sorties à l’extérieur, garder le bandage propre et sec, faire porter un collier élisabéthain au chien. Quoi???? Comment est-ce que j’allais faire ça moi? Tenir un chien ado hyper énervé tranquille pendant trois semaines! J'étais pas loin du désespoir. Quand j’ai exprimé mes inquiétudes, on m’a répondu : « ben madame, vous avez juste à lui donner un Kong avec du beurre d’arachide et à lui apprendre des petits trucs, ça va le garder tranquille ». Ah bon? C’est parce que je pense que vous ne comprenez pas quel genre de chien c’est, là. En plus, tout ça m’avait coûté 300 $ de ma poche. Ça commençait bien mal ma première expérience en tant que famille d’accueil. Je me sentais complètement abandonnée à mon propre sort. Débrouille madame. Tu voulais aider un chien? Ben c’est ça!



À partir de ce moment, ça a commencé à aller super mal. Avec son cône sur la tête, William fonçait partout dans les murs, dans mes mollets, dans Oslo. Il s’énervait énormément et sautait partout. En plus, il n’avait plus mal à la patte, alors il courait comme un malade à la moindre occasion, sautait sur les comptoirs, montait et descendait les escaliers à toute vitesse. Pendant la première nuit avec le cône, je me suis réveillée en entendant un bruit suspect de grignotage. Je suis allée voir dans la cage : il avait réussi à enlever son cône et avait entrepris de détruire son bandage. Heureusement j’ai probablement une oreille bionique pour ce genre de bruit, car il n’avait pas eu le temps de rien déchirer encore. Je lui ai donc remis son cône, je l’ai mis sur mon lit et il a fait dodo à côté de moi tranquillement jusqu’au matin.

Le lendemain, j’ai pensé qu’une muselière serait plus efficace qu’un cône. J’avais d’abord acheté une muselière en tissu, mais j’ai su que c’était dangereux parce que ça empêche le chien de haleter. Je suis donc retournée acheter une muselière en panier. Très pratique! Ça beaucoup aidé. Mais comme William passe plusieurs heures avec ça sur le museau (chaque fois que je n’ai pas le temps de le surveiller étroitement, notamment quand je travaille), il est devenu très obsédé par le mordillage lorsqu’il n’a pas sa muselière. Son bandage a carrément l’effet d’un aimant, et il s’empresse d’y mettre les dents à la moindre occasion. De plus, il me mordillait beaucoup aussitôt que j’essayais de mettre un plastique par-dessus son bandage ou que j’essayais de le rapiécer (il est déjà tout usé en dessous ce satané bandage). J’ai acheté des bottes au Mondou, mais j’en suis déjà à la quatrième botte. Elles ont toutes troué. Tu parles de la bonne qualité… William me mordillait aussi beaucoup quand je lui mettais son harnais, ou sa laisse. C’est mille fois mieux maintenant, mais il faut y aller tranquillement par étape. Cela dit, parfois, comme hier et ce matin, avant d’aller prendre notre marche, il était si nerveux et incontrôlable qu’il a fait tomber les rideaux de ma porte d’entrée, m’a fait un garrot avec sa laisse autour de mon mollet, a sauté sur Oslo, a déclenché une bagarre et a presque troué mon manteau avec son mordillage, tout ça en moins de vingt secondes. J’avoue que ça, ça m’a beaucoup tapé sur les nerfs et je suis sortie de mes gonds. On a tout refait tranquillement, avec la muselière, et c’était mieux, mais ouf! Des fois c’est l’enfer.

Clairement, je ne peux pas faire comme si j’avais deux chiens ordinaires. Si je veux aller prendre une marche avec les deux chiens, je dois vraiment préparer William tout seul, tranquillement, étape par étape. C’est plus long, mais c’est là qu’il est rendu. Je dois respecter son rythme. Je sais qu’il est très stressé. Quand je suis calme et qu’il est calme tout va très bien.

Quand on va marcher dehors, surtout quand Oslo n’est pas là, William a peur de certains objets, de certains chiens et de certains humains (avec capuchon, etc.). Je suis quand même à l’aise pour régler ce problème, car Oslo est passé par là au même âge. Soit on passe notre chemin comme si de rien n’était, soit on va sentir tranquillement la chose, la personne ou le chien en question. Il y a déjà de belles améliorations de ce côté-là.

Enfin, on m’avait averti que William faisait de la protection de nourriture et de jouets. Ce problème s’est grandement atténué. J’ai suivi un protocole précis pour ça. En ce moment, il accepte sans problème que je mette ma main dans son bol (j’y dépose généralement quelque chose de super merveilleux pendant qu’il mange). Et il mange maintenant à proximité d’Oslo sans qu’il y ait le moindre grognement ou le moindre signe d’inquiétude. Il est beaucoup plus détendu qu’au début. Mais ça reste à surveiller et à renforcer.

Bref, il y a beaucoup de problèmes à régler, mais c’est un peu normal compte tenu des antécédents de William. J’aurais aimé avoir tout réglé en une semaine, mais ce n’est pas le cas. Il va sans dire que je suis très fatiguée. Chaque jour, j’ai des objectifs que je veux atteindre avec William, et je travaille vraiment beaucoup de choses tout au long de la journée.

J’ai beaucoup parlé des problèmes, mais William a de superbes qualités. Premièrement, il charme tous les gens que nous rencontrons. Au Mondou, ils m’ont même dit : « Wow! Il est calme pour un chiot de 7 mois! Et il est donc bien beau! » Et effectivement, il s’est très bien comporté dans le magasin. Son « assis » est extrêmement bien maîtrisé. Les gens trouvent tous qu’il a une belle face, et qu’il est adorable. Il est très sociable avec les humains. Il est tout gigotant, comme un bébé labrador, quand les gens l’approchent. Pour ma part, j’apprécie tout particulièrement ses dispositions athlétiques. Je crois que ce sera une fusée ce chien. J’ai très hâte de le voir courir. De plus, c’est un chien intelligent, qui veut plaire et qui apprend vite. Quand il saura mieux contrôler ses émotions et son énergie, ce sera le chien idéal pour des gens très actifs. Il y a déjà un gentil jeune couple qui souhaite peut-être l’adopter. C’est à suivre.

Je dois avouer qu’après tout ce que nous aurons traversé ensemble William et moi, j’aurai beaucoup de mal à le voir partir. Ça me brisera le cœur. C’est pour ça que je veux sélectionner soigneusement sa nouvelle famille. Ça va prendre des gens qui sauront se montrer à la hauteur de ce chien au grand cœur.

Des fois, ça dort. Pis ça dort cute à part ça!

Ti bébé ours

Tite face de tannant avec sa suce (Kong pour chiot)

Il fait des beaux assis! Ça c'était avant d'avoir le plâtre, mais c'est toujours aussi bien maintenant.

dimanche 1 décembre 2013

Hot Dog Café

Depuis que j’ai Oslo, je ne cesse de me plaindre du trop grand nombre d’endroits interdits aux chiens. Je suis du genre à vouloir avoir mon chien avec moi en tout temps. Je trouverais tellement plus pratique de pouvoir l’amener à l’épicerie, à la pharmacie, dans les divers magasins et au restaurant. J’ai bien vu que c’était possible pourtant. Quand Oslo avait dix mois, nous sommes allés passer quelques jours à Cape Cod (Provincetown plus exactement), et nous pouvions entrer dans tous ces endroits sans problème, y compris à l’épicerie, eh oui! Évidemment, cette escapade dans une ville où les chiens sont rois n’a fait qu’exacerber ma frustration. Pourquoi n’est-ce pas ainsi partout? C’est si enrageant!

Or depuis un an, il existe enfin un restaurant où on peut aller avec son chien : le Hot Dog Café, à Brossard. J’y suis allée pour la première fois hier soir et l’expérience a été fantastique. Vraiment. J’en ai presque pleuré de bonheur. Il y a une quinzaine de tables avec banquettes où humains et chiens peuvent s’installer ensemble. Tous les chiens présents étaient remarquablement calmes et bien élevés, ce qui n’a rien de surprenant : les chiens qui sont habitués d’aller partout avec leurs humains sont généralement bien tranquilles et détendus. Une couverture est fournie aux chiens pour leur confort et pour protéger la banquette. Ils ont aussi droit à un bol d’eau. Il y a un crochet à certains endroits sur le dossier de certaines banquettes pour attacher les chiens au besoin.
Je me suis payé le luxe d’un bon repas à mon goût :

  • Tartare de bœuf en entrée
  • Hot-dog américain avec frites comme plat principal
  • Verre de Cabernet
  • Mousse au chocolat et à la framboise comme dessert
  • Café


J’ai aussi commandé un petit plat de poulet pour Oslo (ils offrent de petites assiettes de poulet non salé pour les chiens, à moins de 3 $). Oslo est habitué d’être près de moi quand je mange. Il est très poli, car il sait que je lui donne toujours une petite partie de mon repas. Ce soir, j’ai partagé avec lui les croûtons qui venaient avec le tartare et quelques frites, et je lui ai bien sûr donné des morceaux de poulet tout au long de mon repas.

À côté de nous, il y avait un border collie de quatre mois vraiment très calme. Il me faisait penser à Oslo quand il était petit. J’ai jasé avec ses deux maîtresses, et elles comptent faire de l’agilité avec lui. Je leur ai parlé de Guides canins. Incroyable quand même la publicité que je fais quasiment toutes les semaines pour cet endroit. Je devrais traîner leurs cartes d’affaires! En tout cas, ça m’a conforté encore dans mon choix de race. J’ai un gros faible pour les borders collies. Je les trouve attendrissants. Leur grande intensité, leur sensibilité, leur nervosité parfois, ça me rejoint, ça me ressemble.

Au Hot Dog Café, il y a aussi un parc à chiens. Lorsqu’on est entrés dans le café, Oslo pleurait pour y aller, mais finalement, j’ai tout de suite vu qu’il ne s’y sentait pas à l’aise alors je l’ai retiré de là en moins de deux. Nous sommes donc passés à table. La qualité du service au restaurant était tout à fait acceptable. Les gens étaient très courtois et enthousiastes. Cela dit, on m’a apporté mon plat principal alors que j’étais loin d’avoir fini mon entrée. C’est la seule chose qui m’a dérangée. Le tartare de bœuf était délicieux. Très frais et léger. Le hot-dog (de type de luxe, avec saucisse italienne) était plutôt satisfaisant, mais ce n’était pas le meilleur choix après le tartare. Pas dans la même catégorie de finesse, disons. J’ai été étonnée de trouver le vin excellent. Je ne m’attendais à rien de plus qu’une piquette, mais non, c’était un vrai bon vin rouge. Et le dessert était parfaitement à mon goût également. 

Cette soirée était un cadeau du ciel pour moi. J’espérais depuis si longtemps pouvoir un jour manger au restaurant tranquillement avec mon chien à côté de moi. Bon je le sais, je prouve là encore combien je suis bizarre. Qui va manger au restaurant toute seule un samedi soir? (J’étais en effet la seule personne non accompagnée d’autres humains là-bas.) Mais c’est que, moi, quand je suis avec mon chien, je ne me sens jamais, jamais seule. J’étais au comble du bonheur en fait. Je suis si heureuse que cet endroit existe. La prochaine fois j’irai y déjeuner avec mes parents étant donné que ce café se situe à mi-chemin entre chez moi et chez eux. Ce sera si pratique et agréable de pouvoir enfin amener Oslo avec nous.


Voici quelques photos :

Oslo était un peu déstabilisé par ce nouvel environnement au début! C'est sa face "je ne suis pas sûr que j'ai le droit d'être là".

Mon tartare de bœuf, mon vin et les morceaux de poulet d'Oslo

Oslo qui mange du poulet avec enthousiasme


Oslo qui observe les allées et venues des gens et des chiens, et le petit border de 4 mois tout sage sur la banquette d'en face

Ma mousse choco-framboise. Vraiment bonne.


samedi 23 novembre 2013

Les chiens que j'ai gardés

Dans le monde entier, je dois être la personne qui prend l’adoption d’un deuxième chien le plus au sérieux. Mon dieu que ma réflexion a été longue! Que j’en ai posé des questions! Ma candeur et l’étendue de mon apparente ignorance ont souvent étonné, parfois même agacé. Malgré tout, il me reste encore au moins mille autres questions dont je donnerai un aperçu dans un autre billet!

L’une des choses que j’ai faites depuis deux ans pour confirmer mon envie d’avoir deux chiens a été de garder ceux de mes amis. Chaque fois, j’ai tenté de m’imaginer que mon petit pensionnaire était  « mon » chien. C’est assez éreintant psychologiquement comme processus, mais très éclairant.

Ma conclusion a été la suivante : je suis faite pour avoir deux chiens. J’ai l’énergie et la motivation que ça prend. J’aime faire des activités variées tous les jours avec mes chiens. Depuis que j’ai Oslo, jamais je ne lui ai consacré moins de deux heures par jour la semaine – et la fin de semaine, ça monte souvent à quatre heures ou plus par jour (surtout quand on fait de la randonnée). Bref, je crois que j’ai le temps et l’énergie pour rendre deux chiens heureux. Même si le nouveau chien est un border collie, eh oui!

Je vous présente aujourd’hui tous les merveilleux chiens que j’ai gardés et qui m’ont aidée à confirmer mon envie d’ajouter un membre à ma famille canine.


BELLA
Bella est une labrador chocolat très douce que j'ai gardée quelques fois. Peu habituée à marcher en laisse, puisqu'elle vit en liberté sur une ferme, elle m’a montré ce que c’est qu’un chien qui tire! J’ai appris à la ramener doucement près de moi. Bella ne semblait pas savoir jouer, mais elle était très affectueuse. Elle était aussi capable de faire la belle très bien! Oslo et elle n'ont presque pas interagi l'un avec l'autre. Ils ont eu des rapports cordiaux, sans plus.



MUSCADE

Muscade est la belle cocotte de mon amie Sylvie (bouvier des Flandres). La première fois que je l’ai gardée, elle était très nerveuse et a eu besoin de 24 h pour se calmer. Très attachante et coquine, c’est l'une des meilleures amies d’Oslo. Muscade et Oslo jouent toujours inlassablement ensemble. Oslo est toujours très doux avec elle. J’ai fait un peu d’agilité avec Muscade et elle est très facile à entraîner parce qu’elle écoute bien. Il fallait tout de même soutenir son intérêt, sinon les bonnes odeurs pouvaient me faire compétition!



GOLIATH

Goliath est le danois de mon amie Véronique. Je l'ai gardé seulement quelques heures et il a vraiment été sage. Goliath est un chien qui revient d'assez loin. Il était très réactif et a eu besoin d'une bonne réadaptation. Véronique a fait des merveilles avec lui en utilisant seulement le renforcement positif, ce qui est merveilleux. C'est l'un des chiens qui marche le mieux en laisse que je connaisse. Il ne tire jamais. Il est aussi très, très calme dans la maison. Mais mon divan était trop petit pour lui comme on peut le voir sur la photo!



MORGANE et ARIEL
Voici Morgane (13 ans) et Ariel (7 ans), deux des bergers australiens de mon amie Lucie-Marie. Ces chiens étaient extrêmement faciles à garder. Qu'elles étaient sages et détendues! De plus, comme ce sont des chiens d'agilité, elles comprenaient bien mon langage. Oslo n'a pas joué du tout ni avec l'une ni avec l'autre.



DARWIN


Darwin est l'un des chiens que j'ai gardés le plus longtemps (environ 18 jours au total). Il avait un an et demi et était très actif, alors c'était un candidat parfait pour m'imaginer ce que serait la vie à deux chiens. J'ai joué le jeu à un point tel que j'ai été inconsolable pendant plusieurs heures après son départ! Darwin est le chien qui m'a donné le plus de fil à retordre au début. Il a passé ses douze premières heures chez nous à monter et à descendre les escaliers en pleurant. J'ai dû lui demander souvent d'aller dans sa cage pour l'aider à se détendre. Mais après cette première journée, ce fut un charme. Oslo et lui ont joué ensemble sans arrêt quand ils étaient dans la cour dehors ou au parc. Nous avons fait beaucoup de canicross ainsi que de nombreuses belles marches. Darwin est exceptionnel en canicross. Dès le premier essai, il savait quoi faire et ne se laissait pas déconcentrer par quoi que ce soit. J'ai fait 16 km en deux jours avec lui la première fois que je l'ai gardé (la première journée avec Oslo et la deuxième journée tout seul)! J'ai trippé fort!



YOSHI

Yoshi est mon neveu : ma sœur l'a adopté chez Animatch l'hiver dernier! Il est à croquer et je lui parle toujours « en bébé ». J’ai le goût de le froufrouter tout le temps. C’est un clown très joyeux et divertissant. Il est extrêmement facile à garder, car il a une switch off instantanée. C’est pourtant un chien qui a beaucoup d’énergie. Je peux prendre des marches de deux heures avec lui et Oslo, et il court tout le long! Son endurance est phénoménale. C'est le chien le plus surprenant que j’aie eu l’occasion de côtoyer. Je dis toujours en blaguant que c’est « presque un chien » parce qu’il est si petit. C’est un « minou-chien ». Je lui ai quand même fait faire des activités de « vrai chien » comme de la randonnée en forêt de de la baignade, mais je me suis vite rendu compte que ce n'est pas à répéter trop souvent, car une petite boule blanche comme ça se transforme vite en moppe grise dégueulasse. Et ce n'est pas autonettoyant comme Oslo! Mais je lui faisais prendre un bain à notre retour à la maison. J'ai découvert les joies du toilettage avec lui. 



OLIVE


Et voici Olive. Je l'ai gardée toute la journée jeudi pendant que Joanie était à l'université. Quel honneur d'accueillir dans ma maison la championne provinciale d'agilité 2013! J'ai eu beaucoup de plaisir avec elle! C'est une petite boule d'énergie qui écoute parfaitement les consignes. Oslo et elle ont beaucoup joué ensemble au parc. Je constate qu'Oslo agit toujours comme un gentleman avec les demoiselles : il faisait très attention pour ne pas bousculer Olive et ça m'a remplie de fierté. Mon chien est un gentleman! On a fait une belle marche le matin (et Olive marche incroyablement bien aux pieds : parfois même comme dans une compétition d'obéissance, la face à un pouce de mon genou), puis j'ai laissé les chiens jouer en liberté au parc. Ensuite, j'ai travaillé toute la journée, et les chiens ont dormi dans leurs tapis respectifs sans jamais me déranger. En fin d'après-midi, on a fait 4,5 km de canicross; ni l'un ni l'autre ne tirait beaucoup, mais ils sont restés bien en avant et ont fait leur travail de manière satisfaisante. Après cela, je les ai encore laissés se défouler au parc, car les chiens ont un grand besoin de liberté après une séance de canicross. À l'heure du dîner, j'avais aussi fait une séance de free-shaping avec les deux chiens, mais j'avoue que mon but était surtout de pratiquer le « reste » du chien en attente. Quand j'aurai deux chiens, je veux être capable d'alterner les chiens sans toujours devoir en mettre un en cage. C'était concluant. Ça a très bien fonctionné.


Tous ces chiens ont une belle place dans mon cœur et je leur suis reconnaissante de m'avoir appris autant de choses. Je regrette de ne jamais avoir eu l'occasion de garder de border collies, mais j'ai quand même eu des interactions intéressantes avec des chiens de cette race, que je raconterai dans un autre billet.


mardi 19 novembre 2013

Mon nouveau blogue!

Voici mon nouveau blogue, qui portera sur mes chiens! Je rêve d’avoir deux chiens depuis longtemps et ce  sera chose faite en 2014! Mes animaux, c’est ma famille à moi. Ils sont au cœur de ma vie, et je suis intarissable à leur sujet.

Je vous présente mes compagnons :

Oslo
C'est un mâle de quatre ans adopté chez Animatch en février 2010. C'est mon premier chien, et j'ai tout appris avec lui. Je suis une fille qui adore le sport et la compétition, alors mon réflexe naturel a été de le faire participer à toutes sortes d'activités sportives et compétitives. Son c.v. est déjà bien rempli : CGN, titre d'agilité ATChC, une annonce Fido, un show de SuperDogs, plusieurs petits spectacles de freestyle et une troisième position au championnat provincial d'agilité 2013). Bon j'ai l'air de vouloir me vanter là, mais c'est juste pour montrer que c'est tout un athlète. Nous faisons aussi du canicross ensemble ainsi que beaucoup de promenades et de randonnées.

L'activité préférée d'Oslo c'est de courir avec des amis chiens en liberté dans la forêt. Il adore également rapporter des objets que je lance dans l'eau. Il ne s'en lasse jamais et ne craint pas l'eau froide!

Oslo est un chien à la fois affectueux et indépendant. Il est loin d'être envahissant et il est très respectueux dans ses contacts avec les humains. Il est également très enjoué avec les chiens, mais il a tendance à se montrer impatient avec les chiens adolescents. Cela dit, il est très stable et équilibré mentalement.
Photo de Christine Gardner


Billy

Billy est un chat de huit ans extrêmement affectueux. C'est aussi un grand athlète. Quand je l'ai adopté à l'âge de 9 mois auprès de la SPCA, la première chose qu'il a faite quand il est arrivé dans le loft que j'habitais à l'époque a été de grimper à toute vitesse l'échelle qui menait à la mezzanine, de marcher sur la rampe située 11 pieds au-dessus du sol et de sauter sur le téléviseur suspendu au plafond haut de 14 pieds. Il a aussi passé sa première nuit à monter et à descendre l'échelle de la mezzanine en prenant bien soin de nous sauter dessus dans le lit à chaque passage. Je pense qu'il était heureux d'avoir enfin de l'espace (il vivait en famille d'accueil dans un 1 1/2 avant d'arriver chez nous). Il rapportait aussi la balle sans jamais se lasser. Maintenant il est plus sage, mais il aime encore jouer. Il n'adore pas Oslo, mais il le tolère. Moi il m'adore plus que tout et je le lui rends bien.



Bébé chien 2014

La maman du chiot à venir s'appelle Gem : http://www.creeksidebordercollies.com/Gem.html. Le papa sera choisi parmi une sélection de très talentueux chiens de travail. Gem a quatre ans et a fait beaucoup de herding jusqu'ici. Elle a commencé l'agilité tout récemment, et elle affiche de belles aptitudes. Elle est trop mignonne. Son surnom est « Princess Gem » : http://www.youtube.com/watch?v=dmTF5mCIyUI&feature=youtu.be. En passant, la chanson de cette vidéo va TELLEMENT être la musique de la première chorégraphie de freestyle de Bébé chien. Piquez-moi la pas là! Je compte bien présenter Bébé chien en freestyle au SNAC dès 2014!

Au cours des prochains mois, il est certain que je parlerai beaucoup de l’arrivée de Bébé chien, mais je continuerai de mettre l'accent sur mon merveilleux Oslo. Billy fera des apparitions occasionnelles!